Australes

Départ: Le 1er octobre 2013

Le grand départ

 

Et il est 23h30…

Ce matin, départ de la gare d’Alès. Un lever aux heures habituelles puis un bon café et une promenade avec le chien. Pas la longue promenade derrière la maison, au milieu des champs. Il a trop plu les deux derniers jours (164 mm pour la seule journée du samedi 28 septembre). Le chemin de terre est coupé par un petit ruisseau qui renaît régulièrement tout au long de la mauvaise saison. Ce matin, il était plus prudent de rester sur le goudron. La ballade est moins agréable mais beaucoup plus sèche !

Le départ du train pour Nîmes est à 8h28. Sur les quais nous rejoint Virginie pour un au-revoir, assez lointain.

Tous les billets ont été pris par internet et les correspondances sont calculées au plus juste.

Le départ est bon.

La suite, moins.

Sur le quai A de la gare de Nîmes, la chaleur augmente avec l’arrivée d’un soleil franc. On cherche un coin d’ombre.

Le TGV arrive avec 1 heure de retard, à la suite d’une avarie. Les gens s’impatientent…D’un départ prévu à 9h33, les passagers monteront dans le train vers 10h30. Retard qui ne sera pas rattrapé sur le trajet, en fait assez court, pour rejoindre Lyon. J’en préviens Clovis qui doit déjà poireauter sur le quai.

Pas rassurant comme départ…

D’autant que, comme dit plus haut, j’ai tout calculé au plus juste, perdant peu de temps en attentes.

C’est ainsi que mardi matin, je dois reprendre le TGV à 5h50 pour atteindre Roissy Charles de Gaulle à 7h59 ce qui me laisse environ 30 minutes pour retirer mon billet à l’agence Air Tahiti Nui.

Si le retard de ce lundi matin se reproduit au départ de Lyon, je ne pourrais pas monter dans l’avion. Cela me fait réfléchir sur l’avancée d’un départ pour Roissy.

Je retrouve Clovis sur le quai. On file à la billetterie pour essayer de modifier mon ticket mais celui-ci a été réservé par internet donc non échangeable. J’en suis quitte pour en racheter un nouveau. Clovis me conduit par métro jusqu’à son domicile où l’on abandonne les valises.

Le métro et notre départ de Lyon pour aller s’installer à Sainte-Jalle.

Je me rappelle de la construction de la station de Bellecour et des fouilles archéologiques qui en avaient découlé. La place même n’a pas changé, les arbres sont toujours aussi rares. Par contre, les rues piétonnes ne m’évoquent aucun souvenir particulier.

Pizza végétarienne et salade lyonnaise arrosées d’un demi-pression.

Émilie arrive. Les cours ont fini à 14h.

Départ pour une visite du vieux Saint-Jean. Les ruelles sont propres, pavées, sans voiture. Pause devant la cathédrale du même nom où Émilie parle du cours d’histoire de l’art médiéval qu’elle vient d’avoir sur les tympans ornées de statuettes étêtées depuis la révolution.

Ce qui me fait le plus plaisir c’est de voir mon fils et sa copine savourer leur ville avec autant d’amour. Ils y sont bien et c’est tout ce que je peux leur souhaiter.

Je tombe par hasard sur l’enseigne du bouchon qui, au temps de mes études, était notre port d’attache.

« Viandes à volonté »

Le numéro de téléphone n’a pas encore d’indicatif 04 .

La devanture s’étiole et prend des rides.

Les années sont passés comme l’eau des bordes de Saône.

Retour par la passerelle qui porte le nom du précurseur de l’oecuménisme (nom aussitôt oublié)

Long arrêt pour regarder et tenter de comprendre les travaux engagés au bord des quais.

Un futur quai en ossature bois ?

Arrêt au bistrot de quartier avec la poignée de main du patron. Quelques averses observées de la terrasse, devant le pas rapide des mères qui récupèrent leur bambins à l’école.

Je suis heureux de voir mon fils évoluer dans son élément. Dire que j’étais dans les mêmes lieux à la fin des années 70 !

On récupère les valises après avoir joué avec Marcus, le chat qui ignore encore qu’il n’est pas un chien (il rapporte dans sa gueule les objets lancés).

Passage dans le fast-food où Clovis travaille. Bière mexicaine excellente.

Re-métro avant un nouveau départ.

20 heures de la Part-Dieu pour une arrivée à Roissy à 22 heures.

Départ réussi cette fois malgré un petit retard à l’allumage qui m’a valu un SMS « gag » de Clovis.

Il va falloir que j’apprenne à utiliser cette messagerie !

Donc 22 heures à la gare de Roissy.

Couloirs interminables.

Personne. Ce qui augmente cette impression de solitude froide.

Terminal 2A. Une demi-heure de marche à pieds.

En gardant mon planning, j’aurai donc loupé mon départ…

Mais là par contre, j’ai une avance certaine….

Pas de zone wi-fi.

Je me cale donc devant le guichet de Air Tahiti Nui, devant la zone d’enregistrement n°5. Quelques passants, plusieurs langues…

Solitude.

Mais à l’heure pour le départ !

Nuit exécrable faite de courts comas entrecoupés d’éclat de voix et de moteurs de nettoyeuse.

Une machine à café qui refuse de donner le café et de rendre la mise.

Tout va mal pour ce deuxième départ.

J’observe avec curiosité le préposé qui est en charge de tirer les barrières en un labyrinthe savant.

Une vrai science sans repères évidents. Pas de numérotation sur les piquets aux bandes télescopiques. Une longue expérience émaillée de quelques essais infructueux pour conclure en un dédale de plusieurs mètres. Benjamin parlerait d’une course de côte, aux multiples virages en S. C’est le bon poste que j’ai pris cette nuit, confirmé par les banderoles signalant « Air Tahiti Nui ».

Les guichets d’enregistrement ouvrent à 7h45.

Un petit stress qui me fait demander la marche à suivre pour échanger mon e-mail en véritable billet.

Rien à faire.

Le code de billetterie sera validé lors de l’enregistrement du bagage accompagné. 16 Kg.

Ensuite le poste de douane et le déballage du matériel informatique.

Billet dans la poche, j’achète « La forêt des Mânes » de Grangé en livre de poche. 629 pages de suspens que je pose sur la table voisine de mon café-croissant.

Encore deux heures avant l’embarquement porte A43 et le départ définitif de France.

Derniers coups de téléphone : Laudine au Maroc, Clovis qui ne répond pas, les parents et Ghyslaine.

Toujours autant de soucis depuis la fermeture du cabinet.

Deuxième Départ: Roissy CdG-Los Angeles :

polynésie française, australes, Air Tahiti,départ

12 heures

2 films : Tron, II épisode où l’on retrouve la fameuse course de moto dans les circuits intégrés

I, robot pour Will Smith qui surfe sur son look de « Men in Black », sans forcer

1 livre de Grangé : Les aventures troublantes de Jeanne Korowa, juge parisienne, sur les traces d’un chaînon manquant dans la colonisation humaine de l’Amérique du Sud

2 repas : excellents et arrosés d’un Bordeaux rouge généreux et fruité

1 arrivée à Los-Angeles : tentaculaire avec une aérogare à l’architecture à la fois sur-dimensionnée et humaine. La hauteur phénoménale des plafonds est compensée par des vidéo-projections murales de scènes de marché.

2 heures d’attente interminablement prolongées par l’indiscipline réputée des français. Sur le territoire américain, on ne plaisante pas avec les files d’attente. Des hommes-centaures nous évitent sur les petites roulettes. Le document ESTA, demandé pour fouler le territoire américain, version moderne et numérisée du fameux « Voulez-vous tuez notre président ? », ne nous est pas demandé. Mais il vaut mieux dans ce pays payer les 14 $… En route pour les deuxième départ

3ème départ: Los Angeles-Papeete

Aeroport de Los Angeles, Australes,départ

8 heures

La fin du livre de Grangé qui a vraiment le don de nous prendre par la main. Ses intrigues nous menottent. Son écriture nous met dans la peau du détective. Ambivalence.

1 repas : boeuf-carotte ! Arrosé de café. Quai des brumes ??

1 sieste : la nuit dans l’aéroport laisse des traces.

2 disques : ACDC High Voltage dont le fameux « It’s a long way to the top » me sert de réveil

Daft Punk et son dernier disque « Random Access Memory » qui offre une musique apaisante.

L’atterrissage à Papeeete se fait au son de « Lose yourself to dance » : Le rêve devient réalité. Un nouveau départ.

Récupérer les bagages et passer la douane ramènent à la réalité. Un type, du genre helvète sympathique, affiche mon nom sur une petite pancarte, noyée dans les énormes panneaux des agences de voyage. Je me retrouve dan un 4×4 en compagnie d’un jeune couple de bordelais. Les langues se délient. Le tutoiement est de mise.

Fin de soirée rapide. Douche , Wi-fi et bon lit.

Prochain départ le vendredi 4 octobre en fin de matinée.

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17 reflexions sur “Départ: Le 1er octobre 2013

  1. FONTI

    JUSTE UN PETIT MESSAGE POUR VOUS REMERCIER DE VOTRE DEVOUEMENT ET DE VOTRE GENTILLESSE LORS DE NOS VISITES DANS VOTRE CABINET.

    SACHEZ QUE VOUS ALLEZ NOUS MANQUER ET QUE CA VA ETRE TRES DIFFICILE POUR NOUS DE RETROUVER UN MEDECIN COMME VOUS ……

    NOUS VOUS SOUHAITONS A VOUS AINSI QU A VOTRE EPOUSE PLEINS DE BONNES CHOSES DANS VOTRE NOUVELLE VIE ………ET NOUS MANQUERONS PAS DE VOUS SUIVRE VIA LE NET

    NOS AMITIEES

    FONTI JEAN-PAUL et FANNY

  2. roni

    Coucou!!! merci pour ces belles lignes et ton message perso. Hier, j’ai déjà écrit un commentaire mais il n’a pas été validé!!! Bises

  3. roni

    Ca ressemble furieusement à chez moi: Mêmes décors: filaos, bananiers et palmiers, eau trurquoise, nacos et varangues… Ce n’est pas le même océan, certes…. Bisous de la Réunionnaise!

  4. MENAGER

    Hello Serge
    Sympa de pouvoir te lire . Tu écris très bien!! ( médecin , écrivain…)
    Je suis très content pour toi/vous ( si j’ai bien compris, Ghyslaine a suivi).
    Bises.
    Encore merci pour l’accueil au cabinet.
    J-luc et Lolotte

  5. vignal pascal et sylvie

    docteur billard nous pensons tous bien a vous et esperons que vous avez fait le bon choix , ( mauvais choix pour nous lol nous vous regretterons ) pascal moi et les filles ainsi que laetitia vous embrassons et vous souhaitent tous plein de bonne choses nous reviendron sur le net prendre de vos nouvelles ( bizzzzzzzzzzzzz )

  6. pichard patricia

    bonjour
    j espere que pour vous tout va bien bien dommage que vous etais partir je vous regrettez j espere que votre remplacante qui a pris votre succession sea comme vous sympatique j espere que tous va aller pour vous et que l on restera en contact
    je vous dit a bientôt
    bises
    patricia

  7. Marlier Brigitte

    Monsieur BILLARD bonne nouvelle vie et merci d’avoir était à l’écoute à chaque consultation.bonne continuation à vous et votre famille.

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