Australes

4 Octobre 2013: A l’Est toute

Est

Vendredi 4 Octobre 2013: Cap à l’Est

Lever tôt, vers 6h. Pas trop difficile car il y a encore les séquelles du décalage horaire.

Je dois en effet me rendre à l’hôpital pour 7h15.

Un café solo. Quelques renseignements utiles pour traverser la capitale.

Dix minutes à pied et me voilà à la station de bus qui jouxte la mairie. J’ai enfin pu voir la cathédrale, fondée en 1875.

Aucune indication pour se rendre à l’hôpital situé sur l’avenue du Prince Hinoi. C’est dans cette rue que se trouve le conseil de l’ordre des médecins.

Bus rouge, bus jaune?

Un premier essai et je me retrouve dans un transport réservé aux scolaires.

Un, deux, trois bus et cela fait vingt minutes que j’attends.

Avec les embouteillages de ce matin, je risque bien d’être en retard.

Hôpital flambant neuf, inauguré il y a trois ans.

Dédale de couloirs pour se retrouver au service des urgences. Le Dr V. Simon, chef du service, me fait visiter les différentes salles; régulation, réa,lits d’hospitalisation. L’heure tourne et je lui rappelle que je dois prendre l’avion ce matin.

On file vers la salle des ambulanciers. Lewis me reçoit au son des information de France 2. Il me présente aux blouses blanches qui viennent pour la relève. Les ambulanciers, outre les sorties SAMU, doivent assurer les navettes entre l’hôpital et l’aéroport pour récupérer ou emmener les patients venant des autres îles. Cela se fait à tour de rôle.

Chacun a souvent trois prénoms: français, américain et polynésien. Difficile de s’y retrouver car votre interlocuteur utilise indifféremment l’un des trois.

La navette de l’hôpital va me ramener au fare suisse.

Il est presque 9h.

Les trois nuits avec petit-déjeuner me reviennent à 270 euros. Grosses bises à la maîtresse de maison qui a été souvent mon guide pendant ce séjour sur Papeete.

Daisy me transporte en 4×4 à l’aéroport.

Je fais enregistrer de suite la seule valise qui me reste: 9,8kg. Tout juste.

Je file acheter un livre. Hormis Arsène Lupin ou les grands classiques, l’étal est bien pauvre. Tout au plus 50 livres de poche.

Je découvre «Est,Ouest» de Salman Rushdie paru en folio en 2011.

Un Coca-Cola Zéro et des M&M’s.

Est

Premier chapitre: «Un bon conseil est plus rare que des rubis», Miss Rehana doit partir pour l’Angleterre.

Encore un voyage.

Embarquement. Je retrouve les patients amenés par la navette de l’hôpital.

Une intervention ophtalmologique: Œil protégé d’un plastique transparent.

Une hospitalisation en neurologie: fauteuil roulant pour cet handicapé moteur cérébral.

Décollage en ATR 72.

Au-revoir Papeete, sous un ciel gris chargé de menace.

Il est 11h45.

Collation, payante.

2 heures et descente sur Raivavae.

Comme dans un film.

Comme dans Thalassa

«Faut pas rêver»!

Ciel bleu sur mer turquoise. Broderie d’or du lagon.

10 minutes d’arrêt. Les trois quarts de l’avion se vident.

Nouveau départ.

Le rêve se poursuit.

«Ni liquide, ni solide, ni gaz subtil,

Sans saveur, sans odeur, ni substance volatile.

On peut m’utiliser pour le bien, pour le mal.

Versé dans une oreille, je peux être fatal.»

1 heure sans grosses secousses, sans trou d’air. «Monsieur Machin» m’accompagne vers ma nouvelle résidence.

Virage, annonce du commandant de bord. Aile qui bascule de mon horizon.

Salman Rushdie me dit au-revoir.

Là-devant.

Une langue de terre. Émeraude sur turquoise.

Séduisante de par son air sauvage.

Couronnée d’un relief plein d’aventures.

Promesses.

A apprivoiser.

Fascination.

Sortie de l’avion. Des couronnes de fleurs. Sage-femme, infirmier, cadres de santé m’attendent. Je découvre aussi Raymond, médecin itinérant qui va m’instruire pendant une vingtaine de jours.

4×4

Le tour de l’île en partant vers le nord-est.

27 Km

Arrivée à Mataura.

On pose les valises dans la villa qui m’est réservée.

Visite immédiate du dispensaire qui se trouve à 50 m de la maison.

Un véritable hôpital. En miniature.

Retour.

3 chambres, deux salles de bain, un grand salon avec cheminée…

J’erre avec mes deux bagages. Que choisir?

En panne, j’abandonne au profit du petit magasin qui va bientôt fermer. Il est 16h.

Beurre, café, confiture, sucre.

Des biscottes car il n’y a plus de pain.

Repas ce soir chez Raymond et son épouse.

Salade et poulpe arrosés de bière.

On évoque nos souvenirs en vieux combattants.

Raymond assure les remplacements comme médecin itinérant pendant les congés de nos confrères territoriaux.

3 ans pleins dans les archipels. Plus ou moins bien accueillis. Des bons et des mauvais souvenirs. Les bons sont plus nombreux.

Pas envie de rentrer en France. Son épouse, qui ne travaille pas, non plus.

J’emprunte leur boîte d’allumette car j’ai oublié d’en acheter.

Peu de moustiques.

Réponse: « La parole »

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