Australes

28 février 2014: semaine 1

La première semaine

Mission formation de deux semaines

1ere semaine :

Semaine 1: 1er jour: Lundi 24 février 2014 : 8h-12h et 13h30-15h

Formation sous le couvert du Dr Serge Cabaret, CESU, Hôpital du Taaone, Papeete

Intitulé de la journée : Intubation difficile.

Site : http://www.soins-infirmiers.com/intubation_tracheale.php 

Semaine, formation, Papeete, Moorea, Polynésie Française, Tubuai, Australes

Semaine 1: 2ième jour : mardi 25 février 2014 :

Moorea Dr Philippe Biarez

Les maladies spécifiques en Polynésie Française 

  • Guide pratique sur le programme de lutte contre la tuberculose
  • Prise en charge du RAA
  • La Dengue
  • La Filariose

Semaine, formation, Papeete, Moorea, Polynésie Française, Tubuai, Australes

Semaine 1: 3ième jour : mercredi 26 février 2014

USIC (Unité de Soins Intensifs Cardiologiques) CH Taaone Papeete

Dr Stéphanie Lalande 

Vérification des protocoles en cours à l’Usic pour harmonisation de la prise en charge des urgences cardiologiques du dispensaire de Tubuai en coordination avec les cardiologues de garde.

  • o   Protocoles de pousse seringue
  • o   Protocole insuline
  • o   Prise en charge du SCA (Syndrôme Coronarien Aigü) : recommandations de janvier 2014

Visite des patients de l’USIC avec le cardiologue de garde et échanges d’expériences

Mise à jour des médicaments indispensables dans la prise en charge des urgences cardiologiques 

Semaine 1: 4ième jour : Dispensaire de Moorea 

Les visites scolaires avec le Dr Julie Mounayar

Semaine, formation, Papeete, Moorea, Polynésie Française, Tubuai, Australes 

Déroulement classique d’une consultation en milieu scolaire

Coordination avec les autres équipes paramédicales et éducatives, bilan et perspectives pour l’année scolaire suivante

  • o   Orthophoniste
  • o   Psychologue scolaire
  • o   Pédopsychiatre Dr Lévêque
  • o   Institutrice
  • o   Directrice scolaire

Nous faisons régulièrement la première partie du travail sur Tubuai mais devons articuler la coordination.

Rencontre avec le Dr Lévêque pour les futures missions de psychiatrie infantiles dans l’archipel Tuhaa Pae

  • o   Objectifs
  • o   Coordination avec les intervenants médicaux et éducatifs 

Semaine 1: 5ième jour : Dispensaire de Moorea 

Les visites CPI avec le Dr Laurence Theron, neuropédiatre 

  • Déroulement classique d’une consultation infantile
  • Examen clinique devant une atteinte neurologique chez le jeune enfant
  • Rappels sur le développement physiologique et sur les apprentissages
  • Fiches de protocole : dépistage visuel et auditif, obésité, douleur, fièvre
  • Prévision des missions sur Tubuai 

Présentation du nouveau carnet de suivi scolaire par le Dr Philippe Biarez 

Présentation du tube à VS et de son support (pharmapro) 

Remise de documents sur clé USB 

Semaine 1: Conclusions sur ce stage d’une semaine de formation à Moorea :  

Points positifs

  • o   Choix du menu de formation en accord avec le Dr Biarez, coordinateur
  • o   Notion de partage d’expériences et non de cours magistral
  • o   Formation donc adaptée aux attentes du demandeur
  • o   Participation à la FMC du dispensaire de Moorea
  • o   Accueil sympathique de l’ensemble du personnel

Points négatifs

  • o   Problème de l’accueil du stagiaire : hébergement (liste des pensions) et repas de midi
  • o   Durée du stage : une seule semaine, soit cinq jours, semble trop limitée pour appréhender l’ensemble des problèmes médicaux et rencontrer la totalité des intervenants : pharmapro, BVS et ILM

Semaine, formation, Papeete, Moorea, Polynésie Française, Tubuai, Australes

 

Que dire de cette semaine, sur le pont de l’Aremiti Ferry II qui quitte à 15h ce vendredi le port de Moorea pour regagner Papeete ?

Il y a eu deux volets dans cette première semaine ;

Un volet formation dont vous avez ci-dessus la trame qui va me servir à concocter le rapport final à fournir à la subdivision des Australes. Pas grand-chose à ajouter. L’impression de bricolage a été compensée largement par la qualité des intervenants et surtout de Philippe Biarez qui a tout fait pour répondre à mes attentes. Cependant, il ne faut pas avoir les deux pieds dans le même sabot. Comme on dit. Tout est cru. Chacun doit faire son menu puis sa cuisine.

Un volet apprentissage qui est aussi intéressant bien que non prévu et non prévisible. Je suis allé rencontrer, sans rendez-vous, la directrice de la santé. Elle m’a trouvé maigri. Eh oui, enfin une femme qui surveille mes bourrelets (potentiels, les bourrelets). Sylvie, de son petit nom, m’a avoué que rien n’avait été fait sur le problème du conflit de Tubuai. Donc trois mois après, nous en sommes toujours au point de départ. Mon éloignement sert à refroidir la soupe. Finalement, on penserait à moi pour Rurutu… Raymond et Laurence, me conseillent de fuir ce lieu, berceau de leur profond ennui !

Ensuite je me suis rendu à la cellule des itinérants, voisine de ce premier bureau. Bon accueil Je vois avec émotion les noms sur les casiers, Gilles Ling, Julie, Taïeb et autre Eric ou Valérie. Leur vie est là, dans une boite en métal jaune. Un peu rouillée.  Je propose mes services. Un médecin itinérant a annoncé sa prochaine démission. 3 postes spontanément proposés : 2 dans l’archipel des Tuamotu-Gambier et un au Marquises. Mais il faut attendre Wanda, la chef suprême.

A la sortie je file vers la cellule des TG (Tuamotu-Gambier). Je me présente au cadre de santé. Ils m’attendent depuis le début de la semaine… Ils sont comme tout le monde au courant du conflit. Aucune chance de s’en sortir. Comme mes prédécesseurs. Cordialité et discussion. Ils cherchent du monde, eux-aussi. Je rencontre ensuite un des médecins permanents, Eric. Leurs réflexions sur l’avenir  médical des iles vont dans le même sens que mes idées. Soit une gestion indépendante, ramenée au niveau de chaque archipel. Soit une gestion globale des archipels éloignés, Marquises, Tuamotu-Gambier et Australes indépendantes des îles sous le vent et de Tahiti en général.

Je suis ressorti de ces entretiens informels avec l’impression d’une certaine liberté dans l’orientation de ma carrière professionnelle. Liberté et angoisse. Aucun conseil de l’extérieur. Seul dans ce choix. Mais des perspectives immenses dans un horizon à 360°. Cela, combiné avec les compléments de formation à Moorea et au Taaoné, me donne un drôle de sentiment. Je peux m’inscrire pour une belle randonnée. Mon sac à dos est prêt. Mais ai-je encore les muscles ?

Ce soir, Hinano ambrée et karaoké.

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Une réflexion au sujet de “28 février 2014: semaine 1

  1. Serge Billard-Baltyde Auteur de l'article

    Kikou,

    Je vois que tu vas bien. Oui, je pense que vu ton niveau, Mooréa a dû te sembler d’un ennui mortel. Parfois, on a l’impression d’être des neuneus quand on passe à Mooréa. Mais bon, passage obligé apparemment.

    J’espère que tu ne la trouveras pas de sitôt cette grotte à Tubuai car tu seras ainsi obligé de rester sur l’ile car à la lecture de ton blog je vois que tu envisagerai de reprendre ton sac à dos pour aller vers de nouvelles aventures. Donc comme tu m’as dit avant de partir que tu la chercherais et que tu n’abandonnerais pas, on peut donc en conclure que tu n’es pas prêt de partir.

    Ce qui est désolant aux vues de ce qui t’a été dit à Papeete, ils préfèrent sacrifier la tête d’un médecin et noyer les problèmes plutôt que de les affronter en tapant du poing sur la table et de régler le problème une bonne fois pour toute.

    A savoir que tu es attendu sur Tubuai à ton retour. Les patients demandent de tes nouvelles. Ils sont contents d’avoir « enfin » un médecin qui compte rester sur l’Ile. J’ai l’impression que l’on s’occupe plus de « protéger » l’incompétence au détriment du médecin (chef par la hiérarchie) et des patients. La qualité des soins s’en fait ressentir et les patients en payent les pots cassés lorsque le médecin quitte l’ile dégouté par la situation. On se retrouve alors avec des patients qui en on marre, voir plus que marre que « leur » médecin s’en aille. Et après on se plaint que certains patients refusent de revenir au dispensaire. La rotation continuelle des médecins épuise les patients qui en on plus qu’assez de devoir à chaque fois se retrouver face à un nouveau médecin, de devoir réapprendre à avoir confiance en ce médecin nouveau. Et dès que la confiance est là, dès que le médecin est aimé par la population, on repart à zéro car ce médecin n’a pas le soutien de sa hiérarchie et qu’il préfère partir. Ca se comprend naturellement quand tu sais le fond du problème.

    Il n’y a qu’ici où le médecin, chef par la hiérarchie, se retrouve plus petit encore que les infirmières. C’est dingue tout de même. Une telle situation laisse la porte ouverte à tous débordements. Finalement tout le monde peut faire tout est n’importe quoi puisque au final on ne risque rien … Bref, c’est aberrant et ça dégoutte tout de même du système.

    Bref, je ne vais pas continuer mon coup de gueule.

    C’est triste est décevant tout de même.

    Bisous à toi

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